Le gouvernement guinéen annonce plusieurs réformes dans le cadre de l’organisation du prochain concours de recrutement à la Fonction publique. Présentées lors d’un point de presse, ces mesures portent notamment sur la territorialisation du concours, la digitalisation du processus, l’égalité des chances et la lutte contre la fraude.
Les outils de la plateforme FUGAS
La rencontre a également été l’occasion de présenter plusieurs outils de la plateforme FUGAS, ainsi que les réformes qui y ont été intégrées. Parmi les fonctionnalités présentées figurent la chaîne de traitement des salaires, le suivi des dossiers, le module de cadre administratif, l’espace agent ainsi que les textes et cadres organiques.
Le ministre de la Modernisation et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a indiqué que d’autres réformes sont en cours afin de contribuer à la mise en place d’une administration publique davantage performante.
Territorialisation et affectation aux postes
Selon le ministre, le prochain concours ne sera pas organisé exclusivement à Conakry. Les candidats seront recrutés en fonction des postes ouverts dans les différentes zones du pays, avec l’objectif de renforcer les effectifs de l’administration publique à l’intérieur du pays.
Faya François Bourouno a également annoncé une modification concernant les actes administratifs liés au recrutement. « L’arrêté d’engagement cette fois-ci, et même l’arrêté de titularisation, fera office en même temps d’affectation au poste », a-t-il expliqué.
Cette mesure vise notamment, selon le ministre, à éviter les changements d’affectation après le recrutement et à favoriser le maintien des agents aux postes pour lesquels ils auront candidaté.
Digitalisation du processus
La digitalisation constitue un autre axe annoncé par le gouvernement. Le ministre a indiqué que les différentes étapes du concours seront progressivement intégrées aux outils numériques.
Les soumissions se feront en ligne et certaines épreuves seront également organisées à l’aide d’outils digitaux. Les résultats pourront, selon les autorités, être disponibles en temps réel.
Cette digitalisation est présentée comme un moyen de renforcer la transparence et de réduire les possibilités de fraude dans le processus de recrutement.
La lutte contre la fraude
Le gouvernement entend également renforcer les mesures contre les tentatives d’escroquerie liées aux concours de recrutement. Faya François Bourouno a dénoncé les pratiques consistant à faire croire aux candidats qu’une intervention auprès de responsables de l’administration pourrait faciliter leur recrutement.
Le ministre a annoncé que les autorités comptent saisir les procureurs afin que les tentatives de fraude et les actes d’escroquerie liés au recrutement puissent faire l’objet de poursuites judiciaires.
À travers ces différentes mesures, le ministère de la Modernisation et de la Fonction publique entend renforcer les conditions d’organisation du concours, en mettant l’accent sur le mérite, l’égalité des chances, la territorialisation, la digitalisation et la lutte contre la fraude.
Barry 3, miroirguinee.com



