Conakry, 20 mars 2025 – Dans un communiqué officiel publié ce jeudi, le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la Récupération des Domaines Spoliés de l’État, a annoncé l’interdiction formelle de toute transaction foncière sur le corridor du projet Simandou. Cette mesure concerne l’emprise des voies ferrées Forécariah-Kérouané-Beyla, avec une bande de protection d’au moins 15 kilomètres de part et d’autre du tracé ferroviaire.
Un foncier sous pression spéculative
Le ministre Mory Condé justifie cette décision par la multiplication des spéculations foncières dans cette zone stratégique. Selon lui, ces pratiques menacent la disponibilité des terrains nécessaires aux infrastructures prévues dans le cadre du programme de développement Simandou 2040.
« Nous constatons avec regret et amertume l’intensification des transactions illicites sur le foncier du corridor du projet Simandou. Cette situation compromet la mise en œuvre de projets d’envergure pour le développement du pays », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le ministère annonce de nouvelles mesures pour protéger le patrimoine foncier de l’État, conformément aux dispositions du Code de l’Urbanisme.
Des restrictions strictes et des sanctions prévues
Désormais, toute transaction foncière dans la zone concernée est déclarée illégale et nulle de plein droit. L’État met également en garde contre toute tentative d’occupation ou de spéculation sur ses réserves foncières au-delà de la limite de 15 kilomètres.
« Toute infraction à cette interdiction exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la loi », avertit le communiqué du ministère.
Appel à la vigilance et à la collaboration
Le gouvernement appelle les autorités locales, les acteurs du secteur foncier et les citoyens à se conformer à cette mesure et à participer activement à la préservation des terres de l’État.
« La constitution des réserves foncières de l’État est essentielle pour garantir un développement harmonieux et sécurisé du territoire national », rappelle le ministre.
Avec cette interdiction, les autorités entendent préserver l’avenir du projet Simandou et empêcher toute tentative de détournement foncier qui pourrait entraver les ambitions du pays en matière d’infrastructures et d’aménagement du territoire.
Vers un renforcement du contrôle foncier
Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de récupération et de sécurisation des domaines publics engagée par le gouvernement. Dans les mois à venir, des mécanismes de surveillance et de contrôle seront renforcés pour faire appliquer strictement cette interdiction et mettre un terme aux pratiques illégales.
L’État affiche ainsi sa détermination à assainir le secteur foncier et à garantir que les terrains stratégiques restent au service du développement national.
Miroir Guinée