À l’approche de la fin du mois sacré du Ramadan, les fidèles musulmans de Guinée, comme partout dans le monde, se préparent à s’acquitter de la Zakat al-Fitr, une aumône obligatoire destinée aux personnes les plus démunies. Cette année, le Secrétariat général des Affaires religieuses (SGAR) a fixé la valeur de cette aumône à 16 250 francs guinéens, correspondant au prix de deux kilos et demi de riz, la denrée alimentaire la plus consommée dans le pays.
Une obligation spirituelle et sociale
Lors de la prière du vendredi, l’imam a consacré son sermon à l’importance de la Zakat al-Fitr, rappelant qu’il s’agit d’un devoir religieux incombant à tous les musulmans, quels que soient leurs moyens. Cette aumône vise à purifier le jeûneur des éventuelles erreurs commises pendant le mois de Ramadan et à permettre aux plus défavorisés de célébrer l’Aïd dans la dignité.
Fondée sur le verset 60 de la sourate At-Tawbah (9:60), la Zakat al-Fitr fait partie des obligations de solidarité prescrites par l’Islam. Ce verset précise que les aumônes doivent être destinées aux pauvres, aux nécessiteux, aux collecteurs d’aumônes, à ceux dont les cœurs doivent être réconciliés, à la libération des esclaves, aux endettés, à la cause d’Allah et aux voyageurs en détresse.
Une distribution avant la prière de l’Aïd
Pour que cette aumône atteigne son objectif, elle doit être distribuée avant la prière de l’Aïd. Elle peut être donnée en nature, sous forme de denrées alimentaires, ou en espèces, selon les circonstances et les moyens disponibles. Cette règle garantit que les bénéficiaires puissent en profiter avant la fête et ainsi vivre ce moment avec plus de sérénité.
Des mesures prises par le SGAR
À la fin du sermon, le Secrétariat général des Affaires religieuses a annoncé que la prière d’Icha du samedi 29ᵉ jour de Ramadan serait retardée jusqu’à 21 heures dans toutes les mosquées du pays. Cette décision vise à permettre aux autorités religieuses de fournir des informations précises concernant la célébration de l’Aïd el-Fitr.
Alors que le mois béni du Ramadan touche à sa fin, les fidèles sont appelés à s’acquitter de cette obligation dans les délais impartis, contribuant ainsi à renforcer la solidarité et l’entraide au sein de la communauté musulmane. Un geste simple, mais porteur de sens pour une société plus équitable et bienveillante.
Miroir Guinée