Ce jeudi 3 avril 2025, les rues de Dar-es-Salam, dans la commune urbaine de Gbessia, ont été le théâtre d’une manifestation de grande ampleur. Des dizaines de femmes, en colère et déterminées, ont investi la voie publique pour exprimer leur ras-le-bol face à une situation environnementale devenue insoutenable.
Munies de pancartes et scandant des slogans tels que « Touri Akhadan-Touri Akhadan », elles ont interpellé les autorités guinéennes sur les dangers que représente la fumée toxique émanant du dépotoir de leur quartier.
Un danger sanitaire alarmant
Les manifestantes dénoncent la pollution atmosphérique causée par les incendies fréquents dans ce dépotoir à ciel ouvert. « Nous ne pouvons même pas prier dans nos concessions. La fumée nous tue à petit feu. Nous en avons marre. Nous voulons que l’État nous aide », a témoigné une des protestataires.
Selon elles, la situation a pris une tournure dramatique, impactant directement la santé des habitants. « Les habitants de ce quartier sont malades. Actuellement, notre premier imam est alité à l’hôpital à cause de la fumée toxique. Parfois, à l’hôpital, nous sommes considérés comme des fumeurs, ce qui n’est pas le cas », a-t-elle ajouté avec indignation.
Un appel à l’intervention de l’État
Face à cette détresse, les femmes de Dar-es-Salam réclament une réaction immédiate du gouvernement. Elles demandent soit le déplacement du dépotoir, soit l’envoi de citernes d’eau pour éteindre les feux qui génèrent ces fumées asphyxiantes.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités locales n’a été enregistrée. Cependant, cette manifestation témoigne de la détresse grandissante des populations vivant à proximité du site et de la nécessité pour les pouvoirs publics d’apporter une solution durable à ce problème environnemental et sanitaire.
Miroir Guinée reste attentif à l’évolution de cette situation et ne manquera pas de relayer les réponses éventuelles des autorités.
Barry 3 pour miroirguinee.com