Des bombardements massifs menés par la Russie dans la nuit de samedi à dimanche ont visé plusieurs villes ukrainiennes, faisant au moins quatre morts et une quarantaine de blessés, selon les autorités locales.
À Kiev, la capitale, les frappes ont causé la mort d’une fillette de 12 ans et de trois autres personnes. Au moins 27 habitants ont également été blessés, d’après Mykola Kalachnyk, chef de l’administration militaire régionale.
Les services de secours ont indiqué avoir retrouvé la dépouille de l’enfant sous les décombres d’un immeuble résidentiel du quartier de Solomianski, où deux autres victimes ont été recensées dans un institut de cardiologie.Plusieurs témoins ont raconté la violence des explosions. Mark Sergeev, un habitant de 35 ans, a expliqué que son appartement avait été frappé alors que sa famille dormait : « Je n’arrive pas à croire que mes enfants soient vivants.
Le toit a été arraché juste au-dessus du lit de mon fils aîné. » Anna, 26 ans, a de son côté rapporté que ses fenêtres avaient été soufflées par une roquette : « J’ai entendu un long sifflement, puis une explosion. »Les frappes ont également touché d’autres régions du pays, notamment Zaporijjia, Odessa, Soumy, Tcherkassy et Mykolaïv. À Zaporijjia, la ville a été visée « au moins quatre fois », causant quatre blessés selon le gouverneur Ivan Fedorov.
La Russie a revendiqué ces attaques, affirmant avoir visé des « entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien ». Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a parlé d’une « frappe massive » menée contre des infrastructures militaires.Ces bombardements interviennent après que Moscou a mis en garde l’Otan contre toute réaction à des incursions présumées dans son espace aérien.
De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une volonté de la Russie de « continuer à se battre et à tuer », appelant la communauté internationale à accentuer la pression contre Moscou.
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