Au moins 33 personnes ont été tuées et 59 autres blessées lors de frappes de drones ayant visé samedi des marchés dans deux localités de l’État du Kordofan-Ouest, dans le sud-ouest du Soudan, selon une source médicale citée dimanche 8 mars par l’Agence France-Presse (AFP).
Les drones ont frappé les marchés d’Abou Zabad et de Wad Banda, une zone où se concentrent les combats entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Un médecin de l’hôpital d’Abou Zabad a indiqué que 59 personnes avaient été blessées, précisant que 30 d’entre elles étaient toujours hospitalisées. Il s’est exprimé sous couvert d’anonymat, faute d’autorisation pour parler aux médias, via une connexion Starlink.
Un habitant d’Abou Zabad, identifié comme Hamad Abdoullah, a affirmé avoir participé à l’enterrement de 20 victimes après ce qu’il décrit comme une frappe de drone menée par l’armée sur le marché. « Quatre d’entre elles étaient de ma famille et travaillaient au marché », a-t-il déclaré à l’AFP.
De son côté, une source militaire a rejeté ces accusations, affirmant que « les forces armées ne bombardent pas les zones civiles ». Elle a ajouté que « c’est un mensonge sans fondement » et que l’armée cible « uniquement les rebelles, leur matériel et leurs dépôts d’armes ».
Depuis le début du conflit en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les FSR, la guerre a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 11 millions de personnes. Les Nations unies qualifient cette situation de « pire crise humanitaire au monde ». Les deux camps sont régulièrement accusés par la communauté internationale de crimes de guerre, notamment de bombardements de zones résidentielles et d’attaques visant des civils.
Barry 3,miroirguinee.com




