La chanteuse guinéenne Hadiatou Bah, connue sous les noms de Hadya Mo Néné ou Bandirou, a comparu ce mercredi 20 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Elle est poursuivie pour diffamation, proxénétisme et atteinte à la dignité des individus à travers un outil informatique.
Dans ce dossier, l’artiste comparaît aux côtés de deux créateurs de contenu, Saad le Provocateur et Sopralpha.
À la barre, Hadya Mo Néné a reconnu avoir tenu les propos qui lui sont reprochés. Toutefois, elle affirme qu’il s’agissait d’une stratégie de communication destinée à faire parler d’elle dans le milieu musical.
> « J’ai fait une émission avec Saad et Sopralpha. Le but de l’émission était de créer du buzz concernant mon titre, parce que j’étais dans l’ombre. Alors, il m’a accordé l’interview et, dans l’interview, j’ai utilisé des gros mots », a-t-elle expliqué.
Poursuivant sa défense, la chanteuse a également déclaré que les accusations de proxénétisme liées à la boîte de nuit Bellingham ne reposaient sur aucun fait réel.
> « J’ai dit qu’ici à Bellingham, quand les hommes viennent chercher les filles, je les aide à avoir des clientes. Quand elles gagnent 500 000 francs guinéens, je prends 200 000 et je leur donne 300 000. Je l’ai dit pour faire du buzz, ce n’est pas la vérité. Et je n’ai jamais donné des filles aux hommes. C’était du buzz», a-t-elle soutenu.
De son côté, l’avocat de la chanteuse a dénoncé une procédure qu’il juge « anormale » et a sollicité la remise en liberté provisoire de sa cliente. Une demande finalement rejetée par le tribunal.
L’affaire a été renvoyée au 10 juin prochain pour la suite des débats.
Mdou Lamarana Barry


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