Le Secrétariat général à la Présidence chargé des Services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé a procédé à la présentation d’une importante quantité de chicha, de charbon et de tabac à chicha, communément appelé « arôme ». Selon les autorités de la Direction centrale de lutte contre le crime organisé, la valeur de cette saisie est estimée à près d’un milliard de francs guinéens.
Dans sa communication, le commissaire principal de police Soropogui Foromo, relevant de la Direction centrale de lutte contre le crime organisé au sein des Services spéciaux, est revenu sur les quantités de produits saisis.
« 442 cartons d’appareils à chicha. Concernant également le tabac à chicha, soit 142 cartons, et le charbon combustible, soit 178 cartons. En valeur numéraire, le tout coûte 919 millions 990 903,44 francs guinéens, à peu près un milliard de nos francs guinéens, la saisie faite par les Services spéciaux », a-t-il précisé.
Poursuivant son intervention, le commissaire principal de police Soropogui Foromo est revenu sur les dangers de la consommation de chicha pour la santé.
« Une seule séance de consommation équivaut à 25 mèches de cigarettes, imaginez-vous. Une seule séance, une bouffée, deux bouffées dans une seule séance est égale à 25 mèches de cigarettes. Imaginez-vous son degré de toxicité », a-t-il expliqué.
Il a également indiqué que la consommation de chicha peut favoriser la transmission de certaines maladies, telles que la tuberculose et l’hépatite, par le partage du tuyau.
« Il faut retenir qu’il y a le processus de contamination bactérienne ou virale. C’est parce que cette tubulure est échangée par plusieurs bouches. Donc, imaginez un tuberculeux, quelqu’un qui a la tuberculose, qui va prendre contact avec ce tuyau avec la bouche, va laisser sa salive et donc c’est un moyen de contamination. C’est un moyen également de contamination de l’hépatite. En un mot, des maladies qui se transmettent par des substances biologiques telles que la salive sont susceptibles d’être transmises par la consommation de chicha. »
Le commissaire principal de police Soropogui Foromo, relevant de la Direction centrale de lutte contre le crime organisé, a invité les parents à assumer leurs responsabilités en éloignant leurs enfants de cette pratique. Il les a également exhortés à partager ces informations relatives à la consommation de chicha afin de contribuer à la protection des enfants.



