L’Union citoyenne pour l’émergence de la Guinée (UCEG) s’est exprimée ce mardi 9 décembre à propos de la grève déclenchée par l’intersyndicale de l’enseignement scolaire, un mouvement qui provoque depuis plusieurs jours une paralysie du système éducatif et des débordements dans plusieurs quartiers.
Son président, Amadou Barry, a réagi en soulignant que les revendications des enseignants « sont légitimes » et appellent une réponse urgente des autorités.

Selon lui, la grève porte principalement sur le respect du statut particulier des enseignants, la revalorisation des conditions de vie et de travail, ainsi que la prise en charge des enseignants contractuels, dont certains seraient en situation d’oubli administratif malgré plusieurs années d’exercice en classe.
Amadou Barry affirme que l’UCEG suit « de près » l’évolution de la situation sur le terrain. Il reconnaît le droit de grève mais déplore « une tournure inquiétante » avec des élèves sortis massivement dans les rues, où des incidents ont été rapportés, notamment des tensions entre élèves du public et ceux de certaines écoles privées.
À l’approche de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, le président de l’UCEG met en garde contre toute escalade susceptible d’affecter « la stabilité et la cohésion sociale ». Il appelle le gouvernement et les syndicats à se retrouver dans les plus brefs délais afin de trouver « un compromis favorable aux deux parties » et permettre un retour rapide à la normale dans les établissements scolaires.
Barry 3, miroirguinee.com




