Lors d’une rencontre organisée dimanche 16 novembre 2025 au siège de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), Lansana Diawara, ancien coordinateur national et actuel directeur général du Fonds de développement social et de l’indigence (FDSI), a invité la société civile à jouer pleinement son rôle à l’approche de l’élection présidentielle.
S’exprimant devant plusieurs activistes, Diawara a rappelé qu’une présidentielle « engage notre avenir, celui de nos enfants et de nos petits-enfants ». Pour lui, la société civile doit se positionner pour quatre raisons majeures : la défense de la liberté d’expression, la participation citoyenne, l’influence sur les politiques publiques et le contrôle du pouvoir.
Selon le directeur général du FDSI, priver les acteurs civiques de liberté d’expression revient à « les enfermer ». Il a souligné que les organisations de la société civile sont composées de citoyens à part entière, qui ont le droit de prendre part au processus démocratique et de débattre du choix des futurs dirigeants.
Diawara a également insisté sur la nécessité pour ces organisations d’exiger des candidats la présentation de leurs projets de société afin de pouvoir les analyser et orienter leur positionnement. « Comment influencer si vous ne demandez pas aux politiques leurs programmes ? », a-t-il interrogé. Pour lui, participer à la mise en place d’un pouvoir confère à la société civile une légitimité pour demander des comptes.
Appelant à une « neutralité » fondée sur l’analyse objective des programmes, il a exhorté les acteurs civiques à rencontrer l’ensemble des neuf candidats en lice afin d’examiner leurs propositions et, le cas échéant, se prononcer clairement.
Lansana Diawara a par ailleurs rejeté l’idée selon laquelle la société civile devrait rester en retrait du débat électoral. « Notre destin est défini à travers les élections. Si la société civile ne se prononce pas, elle se fait du tort à elle-même », a-t-il averti.
Évoquant des exemples internationaux, il a rappelé qu’en France certaines organisations civiles affichent publiquement leurs préférences électorales. Enfin, il a souligné qu’« il n’existe pas de société civile sans l’État », affirmant que celle-ci se construit en interaction avec les institutions publiques.
Mamadou Lamarana Barry, pour miroirguinee.com














