L’année 2025 a été marquée par des avancées notables dans la gestion de l’état civil au sein de la commune urbaine de Pita. Grâce à la mise en œuvre du Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC), plus de 10 000 citoyens ont obtenu des extraits d’actes de naissance, selon des informations recueillies par Guineematin.com.
D’après Béla Ouendeno, officier délégué de l’état civil de Pita, le bilan annuel est globalement positif. Il souligne que le PN-RAVEC a constitué un tournant majeur, en permettant l’enregistrement massif des populations à travers un mécanisme de proximité.
Le programme a notamment reposé sur l’organisation d’audiences foraines, menées avec l’appui des autorités judiciaires, afin de faciliter l’accès des citoyens aux documents d’état civil. Cette approche a permis de toucher des populations souvent éloignées des services administratifs.
Selon l’officier de l’état civil, cette initiative visait à doter les citoyens d’actes de naissance biométriques, en prélude notamment au processus de recensement électoral. Les bénéficiaires ont ainsi pu accéder à une identité légale et s’inscrire sur les listes électorales.
En parallèle du PN-RAVEC, les services communaux ont enregistré 768 déclarations directes de naissance au cours de l’année. Les transcriptions issues des jugements supplétifs ont également connu une progression, avec 1 026 cas enregistrés, dont 548 hommes et 478 femmes.
En revanche, les statistiques relatives aux mariages et aux décès demeurent relativement faibles. La commune a enregistré 25 mariages en 2025, un chiffre jugé en deçà des attentes par les responsables, en raison d’un déficit de sensibilisation. En matière de décès, 40 cas ont été officiellement déclarés, dont 34 hommes et 6 femmes.
Pour Béla Ouendeno, l’un des acquis majeurs de l’année réside dans la prise de conscience croissante des populations sur l’importance de l’acte de naissance, considéré comme le premier document juridique d’un citoyen. Les campagnes de recensement ont également encouragé de nombreux détenteurs de jugements supplétifs à procéder à leur transcription officielle, renforçant ainsi leur reconnaissance administrative.
Barry 3, miroirguinee.com




