La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné, jeudi, la mise en liberté provisoire de l’ancien Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana, invoquant la dégradation de son état de santé.
Cette décision fait suite à une requête introduite par le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré. Le magistrat a saisi la Chambre des appels après avoir reçu un courrier de l’administration pénitentiaire alertant sur la gravité de la situation médicale de l’ancien chef du gouvernement.
Poursuivi pour « détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux », Ibrahima Kassory Fofana avait été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende.
Au cours de l’audience, l’avocat de l’Agent judiciaire de l’État, Pépé Antoine Lamah, n’a pas exprimé d’opposition à la demande du parquet. Il a toutefois souligné la nécessité de préserver les intérêts patrimoniaux de l’État dans cette procédure.
Après délibération, la Cour, présidée par le juge Daye Mara, a accédé à la requête du ministère public et ordonné la mise en liberté provisoire de l’ancien Premier ministre.
Le dossier a été renvoyé au 26 mars prochain pour la poursuite des débats devant la juridiction.
Cette affaire est considérée comme l’un des dossiers majeurs de la lutte contre la corruption engagée ces dernières années en Guinea.
Barry 3, miroirguinee.com



