L’Association des Troupes Artistiques de Guinée (ATAG) a procédé, ce jeudi 16 janvier 2026, à l’installation officielle de son nouveau président, Sarsan, lors d’une cérémonie organisée à l’Université Numérique de Conakry (UNC). L’événement s’est tenu en présence de nombreux invités de marque, d’artistes, de comédiens, de responsables culturels et de membres des troupes affiliées.
Le discours du nouveau président a été lu par sa vice-présidente. Dans cette allocution, l’ancien président de l’ATAG, également troisième responsable de l’institution et représentant de la culture au Conseil national de la transition (CNT), a exprimé son attachement aux valeurs associatives et démocratiques.
« Je suis une personne très humilée, très heureuse à ma qualité d’ancien président, troisième de l’institution ATAG et aussi responsable et représentant de la culture au Conseil national de la transition CNT. »
Il a souligné l’importance de l’engagement associatif dans la promotion de la démocratie et de la culture :
« Dans la vie associative, on peut inspirer la démocratie dans la bonne forme. C’est ce qu’on a traduit ici. »
L’intervenant a rappelé le caractère dynamique et structurant de l’ATAG, qui, en moins de 18 ans d’existence, installe déjà son sixième président.
« Imaginez, à moins de 18 ans, cette association est en train d’installer son sixième président. »
Selon lui, l’ATAG regroupe aujourd’hui près de 50 troupes artistiques, représentant environ 1 000 membres, contre 600 à l’époque de son mandat.
« Aujourd’hui, on peut compter près de 1 000 personnes. Mais quand j’étais président, on était aux alentours de 600 personnes. »
Il a insisté sur la nécessité pour les artistes de se regrouper afin de bénéficier de l’accompagnement de l’État.
« L’État n’accompagne pas une personne, l’État n’accompagne pas une troupe, l’État accompagne une entité. »
Cette structuration permettrait notamment de faciliter l’accès aux dispositifs sociaux, comme la carte ou le passeport de santé :
« L’État, à travers les associations, peut donner des cartes de santé à plusieurs artistes. »
L’ancien président a également évoqué les perspectives de croissance de l’ATAG, avec une projection allant jusqu’à 2 500 membres, ainsi que les mécanismes de financement liés à la loi sur la copie privée.
« Ce qui réussit ça, c’est la loi sur la copie privée (…) c’est ce qui est déversé en grande partie pour accompagner la santé des artistes. »
La cérémonie a aussi été l’occasion de rendre hommage aux grandes figures de la culture guinéenne, notamment les artistes de voix et les anciennes troupes affiliées à la RTG.
« Ces artistes doivent être respectés, reconnus. Ils en ont besoin, ils doivent l’avoir. »
Un appel solennel a été lancé aux autorités pour la reconnaissance officielle de ces pionniers :
« Je demanderais au président de la République, à toutes les institutions, de célébrer ces artistes (…) Il faut qu’on les décore. »
Enfin, le discours a rappelé que ces démarches doivent se faire collectivement, à travers des structures organisées.
« Mais on ne peut pas le faire individuellement. On le fait à travers une entité bien organisée. »
La cérémonie s’est conclue par des vœux de réussite adressés au nouveau bureau exécutif et à son président, Sarsan, dans un esprit de continuité, d’unité et de promotion de la culture guinéenne.
Barry 3, miroirguinee.com




