L’Office de Régulation des Agences de Sécurité et de la Protection Civile (ORASPC) a annoncé la suspension, pour une durée de trente (30) jours, des activités de plusieurs entreprises de sécurité privée pour non-respect des obligations d’identification et d’enregistrement de leurs agents. La décision, signée le 3 mars 2026 par son directeur général, Moussa Tatakourou Diawara, fait suite à des missions d’inspection menées par les services de l’Office.
Des manquements relevés lors des inspections
Selon l’ORASPC, les contrôles effectués, notamment à travers le processus d’identification via la plateforme NIO, ont permis de constater que certaines sociétés exerçaient avec des agents non identifiés, non enregistrés ou dépourvus de cartes professionnelles.
L’Office rappelle que la réglementation en vigueur impose aux entreprises de sécurité privée l’identification complète, l’enregistrement et la déclaration préalable de leurs agents auprès de l’autorité de régulation. Il estime que ces irrégularités compromettent la traçabilité des agents et la sécurité publique.
Suspension et pénalités financières
En application de la décision N°0001/ORASPC/DG/2026, les entreprises concernées sont suspendues pour trente (30) jours à compter de la notification.
Une pénalité administrative de 500 000 francs guinéens (GNF) par agent non identifié et non enregistré est également prévue. Les montants doivent être versés dans un délai de quinze (15) jours sur le compte de l’Agence des Dépôts du Trésor (ADT), domicilié à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG).
L’ORASPC précise qu’en cas de non-paiement dans les délais, des mesures de recouvrement conformément à la réglementation seront engagées.
Conditions pour la reprise des activités
La levée de la suspension est conditionnée par la formation des agents dans un établissement agréé par l’ORASPC, la régularisation administrative complète des personnels concernés, une vérification de conformité par les services techniques de l’Office ainsi que le paiement intégral des pénalités.
L’ORASPC avertit qu’en cas de persistance des manquements, une procédure de retrait définitif d’agrément pourrait être engagée.
Mission conjointe annoncée
Une mission mixte des services de l’ORASPC, appuyée par la Direction générale de la Police nationale, sera déployée dans les prochains jours afin de veiller à l’application effective de cette décision, y compris la fermeture administrative des sièges des entreprises concernées.
Barry 3, miroirguinee.com



