Une vidéo montrant l’agression violente d’une collégienne par un groupe de jeunes filles, toutes en tenue scolaire, circule largement sur les réseaux sociaux depuis le jeudi 5 février 2026. Les faits, qui se sont déroulés à Labé, ont suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.
Selon les autorités éducatives locales, l’incident est de nature extra-scolaire. Le directeur préfectoral de l’Éducation (DPE) de Labé, Youssouf Koulibaly, a apporté des précisions sur les circonstances de cette affaire.
D’après ses explications, l’altercation aurait impliqué des élèves de deux établissements différents. L’agression se serait produite successivement dans la zone de la Forêt des Sapins à Tata, puis dans une chambre située dans un quartier de la commune urbaine de Labé, en dehors de toute enceinte scolaire. Les mises en cause seraient des élèves du collège Hoggo M’bouro, qui se seraient attaquées à une élève du groupe scolaire Bhoundou Gandal.
Informé de la situation dans la matinée du vendredi, le DPE de Labé a indiqué avoir immédiatement pris contact avec les responsables des établissements concernés. « J’ai demandé au proviseur d’interroger la victime afin d’identifier les auteurs, les lieux et les motivations de l’agression, et de me transmettre un rapport circonstancié », a-t-il déclaré.
Bien que les faits ne se soient pas produits à l’école, les autorités éducatives ont décidé de se saisir du dossier. Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a transmis les images à l’Inspection régionale de l’éducation de Labé, puis à la Direction préfectorale de l’éducation pour analyse.
« Même s’il s’agit d’une violence extra-scolaire, les personnes impliquées sont nos élèves. Nous sommes donc en train de les identifier, de les interpeller et de les auditionner afin de déterminer les mesures à prendre », a précisé Youssouf Koulibaly. Il a également indiqué avoir requis un rapport détaillé du principal du collège Hoggo M’bouro et dépêché le chargé des écoles privées auprès des directions concernées.
Parallèlement, les forces de sécurité, notamment la gendarmerie et la police, ont été saisies de l’affaire et ont ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur ces faits de violence.
L’enquête en cours devra permettre d’établir les responsabilités et de déterminer les suites judiciaires et administratives à donner à cette affaire.
Barry 3, miroirguinee.com




