Les débats dans l’affaire opposant l’État guinéen à Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale sous le régime d’Alpha Condé, ont repris à zéro ce jeudi 22 janvier 2026 devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Cette reprise est consécutive à un changement intervenu dans la composition de la Cour.
À l’audience, les avocats de la partie civile ainsi que ceux de la défense ont présenté leurs motifs d’appel. La juridiction a ensuite procédé à un nouvel interrogatoire du prévenu.
Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, Dr Mohamed Diané a, une nouvelle fois, rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. Il a notamment déclaré n’avoir été confronté à aucun dossier comptable ni rapport d’inspection, rappelant que la gestion des budgets relevait, selon lui, de la responsabilité des intendants.
S’exprimant sur les biens confisqués dans la décision précédente, l’ancien ministre a affirmé ne posséder aucun immeuble ni parcelle à Conakry, précisant que l’ensemble de ses réalisations se trouve à Kankan. Concernant deux biens non mentionnés dans sa déclaration de patrimoine devant la Cour constitutionnelle avant sa prise de fonction ministérielle, mais néanmoins confisqués, Dr Diané a expliqué qu’il s’agissait d’une parcelle située à Balandougou, revendue par son frère, ainsi que d’une villa de quatre chambres appartenant à ce dernier, située dans le quartier Bordeaux à Kankan.
Au cours de sa déposition, le prévenu a également estimé que son arrestation relevait d’une manœuvre politique visant, selon ses propos, à l’écarter de la scène politique nationale.
Interrogé sur ses comptes bancaires, Dr Mohamed Diané a déclaré en détenir deux : un compte à Ecobank pour la perception de son salaire en francs guinéens et un autre à la Société Générale destiné au versement de ses primes.
À l’issue de l’audience et après l’épuisement des questions adressées au prévenu, la Cour a renvoyé l’affaire au 29 janvier 2026 pour les réquisitions et plaidoiries.
Miroirguinee.com




