Le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a animé une conférence de presse ce lundi 8 juin 2026 dans un complexe hôtelier de Conakry. Cette rencontre avec les médias a permis au ministre Aboubacar Camara de présenter plusieurs orientations majeures de son département, dont l’une des plus importantes est la fermeture prochaine de la décharge de Dar-Es-Salam.
Dans son intervention, le ministre a qualifié cette décharge de « plaie » pour la capitale guinéenne, en raison des conséquences environnementales et sanitaires qu’elle fait peser sur les populations riveraines depuis plusieurs décennies.
« En ce qui concerne l’assainissement et la gestion des déchets, nous avons engagé un processus historique. C’est la fermeture de la décharge de Dar-Es-Salam. Cette décharge, aujourd’hui, qu’on le dise ou non, constitue une plaie. Quels que soient nos investissements, quelle que soit la mise en œuvre du programme de financement global avec tous les investissements attendus, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser cette décharge à ciel ouvert au cœur de la ville de Conakry », a déclaré Aboubacar Camara.
Le ministre a invité les citoyens à constater les difficultés auxquelles sont confrontées les populations des quartiers environnants, notamment celles de Hamdallaye et de Dar-Es-Salam, en raison de la présence de ce vaste site d’enfouissement des déchets.
Selon lui, la décision de fermer la décharge s’inscrit dans la vision du président de la République, qui a fait de cette question une priorité nationale. Le projet prévoit non seulement la fermeture du site, mais également sa transformation en un espace moderne au bénéfice des populations.
« Le Président de la République a décidé que la priorité du ministère est de travailler pour mettre un terme à cette décharge et en faire un parc national », a-t-il expliqué.
Aboubacar Camara a également révélé que des discussions sont en cours avec des ingénieurs chinois afin de mettre en œuvre une technologie permettant de transformer les déchets accumulés en énergie électrique. Une fois les ordures traitées ou déplacées, le site pourrait devenir l’un des principaux espaces verts de la capitale.
Le ministre estime que ce projet offrira aux familles guinéennes un cadre de détente et de loisirs, tout en réhabilitant un espace qui symbolise depuis plus de quarante ans les difficultés liées à la gestion des déchets à Conakry.
Fatimatou Diallo



