CONAKRY – Yama Sega, de son nom à l’état civil Mariama Bah, et Maya Kaba, identifiée comme Mariama Kaba à l’état civil, ont été placées entre les mains de l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) dans le cadre de l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Selon un communiqué du Parquet général près la Cour d’Appel de Conakry, les faits dénoncés auraient été commis à travers des plateformes numériques accessibles au public. Ils sont susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales, notamment injures publiques, menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux ainsi que des infractions liées aux stupéfiants.
Le parquet précise que ces faits seraient prévus et réprimés par diverses dispositions légales, notamment la loi relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel, la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que plusieurs articles du Code pénal guinéen.
Interpellées ce vendredi 17 avril 2026, les deux femmes ont été placées en garde à vue par les officiers de police judiciaire. Elles passeront la nuit dans les locaux de l’OPROGEM après avoir été entendues durant plusieurs heures.
Toujours selon les autorités judiciaires, Yama Sega et Maya Kaba doivent être présentées le 20 avril 2026 devant le Parquet de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco pour la suite de la procédure.
Le Parquet général a réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité, y compris celles commises dans l’espace numérique, dans le respect de la légalité et des droits fondamentaux.
Barry 3, miroirguinee.com



