La situation des enseignants contractuels communaux demeure l’un des principaux points de revendication à l’approche de la rentrée scolaire. Selon les chiffres communiqués par Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), 14 500 enseignants contractuels communaux avaient été identifiés, recensés et biométrisés en 2024, avant de participer à une évaluation pratique organisée par le gouvernement.
D’après les données avancées par le responsable syndical, 10 000 enseignants auraient été retenus à l’issue de cette évaluation, tandis que 4 500 autres n’auraient pas été retenus.
À l’approche de la reprise des cours, cette question reste au cœur des préoccupations de l’intersyndicale de l’Éducation. Aboubacar Soumah appelle les acteurs impliqués dans le dialogue social à intervenir afin de favoriser le règlement des revendications avant l’ouverture des classes.
Le responsable syndical estime que les autorités doivent prendre les mesures nécessaires pour permettre une rentrée sans perturbations. Il conditionne notamment l’apaisement du climat scolaire au respect des engagements pris par le gouvernement.
« Lorsque la ministre de l’Éducation nous demande une rentrée paisible, la balle n’est pas dans le camp de l’intersyndicale de l’Éducation, mais dans celui du gouvernement, garant de ce climat de paix. Si le gouvernement ne respecte pas ses engagements d’ici l’ouverture des classes, il n’y aura pas de rentrée apaisée », a déclaré Aboubacar Soumah.
Il affirme par ailleurs que les démarches engagées auprès des autorités n’ont, selon lui, pas permis d’obtenir une issue satisfaisante aux revendications de l’intersyndicale. « Nous avons épuisé toutes les voies de recours », a-t-il ajouté, en évoquant le recours aux moyens d’action prévus par la législation syndicale.
À quelques jours de la rentrée scolaire, la situation des enseignants contractuels et les revendications portées par l’intersyndicale restent donc au centre du dialogue entre les organisations syndicales et les autorités éducatives. L’évolution des discussions dans les prochains jours pourrait avoir une incidence sur les conditions de démarrage de la nouvelle année scolaire.
Barry 3, miroirguinee.com



