Élu lors du congrès organisé en juin dernier à la Bourse du travail, le nouveau bureau du Syndicat professionnel de la presse de Guinée (SPPG) a été officiellement installé ce samedi 8 août à Conakry. La cérémonie a connu une forte mobilisation du corps diplomatique ainsi que de camarades syndicalistes du secteur de l’enseignement.
Prenant la parole à cette occasion, le secrétaire général du SPPG, Sékou Jamal Pendessa, a souligné que ce nouveau mandat doit être placé sous le signe de l’action collective pour contribuer à la renaissance de la presse guinéenne.
« Cette rencontre dépasse le cadre protocolaire d’une simple cérémonie d’installation : elle marque le début d’un nouveau mandat placé sous le signe du dialogue, de la responsabilité, de la solidarité et de l’action. C’est un mandat placé sous le slogan “Renforcer l’élan collectif pour le renouveau de la presse guinéenne”. Ce n’est pas un simple slogan, mais une vision, un appel, une responsabilité partagée, car le renouveau de la presse guinéenne ne dépend pas uniquement du syndicat. Il interpelle les autorités publiques, les patrons de médias, les journalistes, les partenaires techniques et financiers, ainsi que l’ensemble des citoyens. Nous avons tous une responsabilité dans la construction d’une presse libre, crédible, professionnelle et économiquement viable », a-t-il déclaré.
Poursuivant son allocution, le syndicaliste a fait de l’adoption de la convention collective l’une des priorités majeures de la nouvelle équipe dirigeante.
« Renforcer l’élan collectif pour le renouveau de la presse guinéenne, c’est aussi assainir notre propre maison. C’est pourquoi le bureau national fera de l’adoption de la convention collective l’une de ses priorités majeures. Cette convention ne doit pas être perçue comme une menace pour les entreprises de presse ; au contraire, elle constitue une garantie de stabilité, de professionnalisation et de prospérité pour l’ensemble du secteur. Le SPPG ne mène aucune croisade contre les entreprises de presse. Notre ambition est de créer un cadre équilibré où les droits des travailleurs sont protégés, sans compromettre la pérennité économique des entreprises », a-t-il affirmé.
La question de la couverture sanitaire des professionnels des médias figure également parmi les préoccupations exprimées par le nouveau bureau. Sékou Jamal Pendessa a déploré les difficultés rencontrées par de nombreux journalistes et techniciens pour accéder à des soins de qualité.
« La question de la couverture sanitaire des professionnels des médias demeure également une urgence. Trop de journalistes et de techniciens tombent malades sans pouvoir accéder à des soins de qualité. Nous ne voulons plus que la maladie conduise nos confrères à exposer leur souffrance sur les réseaux sociaux à travers des appels désespérés à la solidarité », a-t-il regretté.
En conclusion, le secrétaire général du SPPG a réaffirmé la volonté de son organisation de collaborer avec les autorités guinéennes dans l’intérêt supérieur de la nation. Il a toutefois prévenu que le syndicat restera vigilant face à toute menace visant les journalistes ou la liberté de la presse.
« Je voudrais lancer un appel respectueux aux autorités de notre pays : le SPPG restera un partenaire républicain, responsable et constructif. Chaque fois que l’intérêt supérieur de la nation l’exigera, nous privilégierons le dialogue. Mais chaque fois que les libertés fondamentales, les droits des journalistes ou la liberté de la presse seront menacés, nous assumerons avec responsabilité et dans le strict respect de la loi notre mission de défendre les professionnels des médias. C’est cet équilibre entre dialogue et vigilance qui guidera notre action durant les cinq prochaines années », a-t-il conclu.



