Quatorze civils maliens ont été tués ces derniers jours dans la localité de Léré, située dans le centre du Mali, lors d’attaques menées par des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda. L’information a été confirmée par des sources locales, militaires ainsi que par des rescapés ayant trouvé refuge en Mauritanie.
Selon un responsable local, intervenant sous anonymat pour des raisons de sécurité, un assaut a été lancé lundi contre la ville. Douze personnes y ont été enlevées puis exécutées. Par ailleurs, deux bergers enlevés quatre jours avant l’attaque ont été retrouvés morts à quelques kilomètres de Léré.
Des habitants ayant fui vers la Mauritanie affirment que les jihadistes avaient imposé un ultimatum de vingt-quatre heures aux populations pour quitter la ville. « Ceux qui n’ont pas pu partir ont été tués », a témoigné l’un d’eux. Un autre réfugié indique que « ceux qui ont refusé de partir ont été assassinés ou pris en otage ».
Depuis environ deux semaines, la localité de Léré est soumise à un blocus par le Jnim, qui accuse certains habitants de collaboration avec les Forces armées maliennes (FAMa).
Aucune communication officielle n’a pour le moment été publiée par les autorités maliennes concernant ces événements. La région du centre du Mali demeure l’une des plus touchées par les violences attribuées à des groupes armés, dans un contexte sécuritaire marqué par des déplacements de populations et des restrictions d’accès humanitaire.
Barry 3, miroirguinee.com




