En marge de l’installation de la nouvelle équipe dirigeante de l’Office guinéen de publicité (OGP), le secrétaire général de la délégation syndicale, Charles Mohamed Kolié, a présenté les principales revendications du personnel. Il a notamment demandé la régularisation des contrats de 174 recrues de 2022, l’amélioration des salaires et le renforcement du dialogue social au sein de l’institution.
Le responsable syndical a également salué le bilan de la direction sortante, conduite par Aladji Cellou Camara. Il a cité, parmi les acquis enregistrés durant un an et dix mois de gestion, le paiement régulier des salaires, l’apurement des arriérés de 2024, le versement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’acquisition d’un immeuble de six étages et le renforcement des moyens logistiques, avec deux pick-up et des motos.
Concernant la situation du personnel, Charles Mohamed Kolié indique que l’OGP compte 145 employés permanents sous contrat à durée indéterminée (CDI), 174 recrues de la promotion 2022 dont la situation contractuelle reste irrégulière, deux fonctionnaires titulaires détachés et sept agents extras.
Il appelle la nouvelle direction à régulariser rapidement la situation des 174 recrues, qui, selon lui, totalisent quatre années de service au sein de l’institution. Il réclame également une revalorisation salariale pour les 145 employés en CDI, ainsi que la correction des disparités de traitement entre les travailleurs.
Le syndicat plaide par ailleurs pour l’octroi de formations et de bourses à l’étranger afin de renforcer les compétences du personnel et de contribuer à la réalisation des objectifs du Plan stratégique 2030 de l’OGP.
Au-delà des revendications sociales, Charles Mohamed Kolié a insisté sur la nécessité d’une meilleure collaboration entre les nouveaux responsables. Il a appelé le directeur général, Mohamed Banks Bangoura, et son adjoint, Alya Camara, à unir leurs compétences pour assurer le bon fonctionnement et le développement de l’institution.
« L’histoire de cette maison a trop souffert de guerres intestines et de divisions au sommet qui ont fini par paralyser l’entreprise », a-t-il averti, invitant les deux responsables à privilégier la coopération et la solidarité.
Le secrétaire général de la délégation syndicale souhaite également faire du dialogue social interne le principal cadre de règlement des différends afin de prévenir les tensions publiques. Il a rappelé que, depuis 2021, deux anciens directeurs généraux de l’OGP ont été limogés puis conduits en prison, une situation qu’il estime préjudiciable à l’image de l’entreprise.
Il a enfin mis en garde la nouvelle équipe contre le favoritisme, l’injustice et la complaisance, qu’il considère comme des facteurs susceptibles de fragiliser la gestion de l’institution. Pour le représentant syndical, la stabilité de l’OGP dépendra notamment de la cohésion de ses dirigeants, du respect des travailleurs et de la prise en compte de leurs revendications.
Barry 3, miroirguinee.com



