Trois jours après la tenue de l’élection présidentielle, la Commission électorale nationale de Tanzanie a proclamé, samedi 1ᵉʳ novembre, la réélection de la présidente sortante Samia Suluhu Hassan avec 97,66 % des voix. Il s’agit de son premier mandat obtenu par les urnes. En 2021, elle avait accédé à la magistrature suprême en tant que vice-présidente, à la suite du décès de l’ancien chef de l’État John Magufuli.
Le scrutin s’est déroulé dans un contexte d’absence d’opposition crédible. Plusieurs dirigeants et formations politiques adverses avaient été écartés ou empêchés de campagne au cours des derniers mois, limitant la compétition électorale.
Au-delà du résultat, le taux de participation apparaît comme un élément central. Des observateurs internationaux ont fait état d’une affluence très faible dans les bureaux de vote mercredi. Des images et témoignages rapportés par des médias étrangers, dont RFI, faisaient état d’urnes peu remplies dans de nombreux centres de vote.
Le processus post-électoral a été marqué par trois jours de tensions. Dès le jour du scrutin, des manifestations ont éclaté dans plusieurs localités. Certains groupes ont saisi des urnes dans des bureaux de vote, diffusant des vidéos les montrant en train de disperser des bulletins.
Pour l’heure, la situation reste calme à Dar es Salaam. Toutefois, plusieurs ambassades étrangères ont recommandé à leurs ressortissants et employés de limiter leurs déplacements non essentiels dans la capitale économique, par mesure de précaution.
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