Le commissaire divisionnaire de police Marie Gomez, directrice générale de l’Office pour la Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs, a engagé des poursuites contre son chauffeur civil, Mamady Bérété, pour l’avoir enregistrée à son insu. L’affaire a été examinée ce jeudi 19 mars 2026 à l’audience correctionnelle du tribunal de Mafanco. Le prévenu est poursuivi pour menaces, diffamation, atteinte à la vie privée et atteinte au secret des correspondances.
Détenu depuis le 27 février 2026 à la maison centrale de Conakry, Mamady Bérété a comparu à la barre où il a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Refusant de s’étendre sur les circonstances, il s’est limité à solliciter la clémence du tribunal. « Je reconnais les faits et je demande pardon. C’est tout ce que j’ai à dire », a-t-il déclaré.
Interrogé par l’avocate de la partie civile, Me Fadama Oularé, sur la nature de sa relation avec la plaignante et sur une éventuelle diffusion des enregistrements, le prévenu a affirmé être uniquement son chauffeur. Il a également soutenu n’avoir transmis les fichiers à aucun tiers, précisant que le téléphone ayant servi à l’enregistrement se trouve actuellement entre les mains de sa patronne. « Je ne l’ai envoyé à personne. Je demande pardon à ma patronne », a-t-il insisté.
De son côté, la partie civile a sollicité l’exploitation du téléphone, s’il est placé sous scellés, afin de vérifier d’éventuels partages des enregistrements et d’envisager leur suppression.
À l’issue des débats, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 24 mars 2026, en chambre du conseil, pour procéder à la visualisation du contenu du téléphone et de la clé USB placés sous scellés.
Barry 3, miroirguinee.com



